Qu’est ce que les groupes de niveaux ? Quand seront-ils mis en place ? Et pourquoi ?
En réalité, on ne parle plus vraiment de groupes de niveaux mais de groupes de besoins. On a entendu parler pour la première fois de cette réforme quand Gabriel Attal était à la tête du ministère de l’éducation nationale. Depuis, Nicole Belloubet, qui lui a succédé, a donné plus de souplesse à cette décision.
Les groupes de besoins seraient divisés en 3 types : les élèves avec des difficultés scolaires, ceux qui auraient des résultats moyens et ceux avec plus de facilités. Ils seraient mis en place pour les maths et le français.
Selon la ministre, le gros problème de cette réforme est la non-mixité : elle ne souhaite pas qu’il y ait « les plus aisés qui soient toujours dans le même groupe et les moins bons qui soient toujours dans le même groupe ». « Il s’agit de prendre les élèves au plus près de leurs besoins et d’installer une stratégie différenciée, détaille-t-elle. Il n’y a pas de tri. Je refuse le tri social des élèves. » déclare Nicole Belloubet lors d’une interview sur France Inter mardi 26 Mars.
Selon les plans du gouvernement, ils seront appliqués dès la rentrée 2024 pour les 6è-5è et à la rentrée 2025 pour les 4è-3è. Ils devraient normalement concerner uniquement les années de collèges.
Les groupes de besoins serviraient à faire avancer les élèves à leur rythme, afin que tous soient stimulés selon leurs besoins et leurs capacités. La France n’a cessé de baisser dans le classement PISA ; ce classement est un indicateur servant à répertorier les systèmes éducatifs des pays du monde ainsi le niveau en sciences, mathématiques et compréhension écrite des élèves de 15 ans de chaque pays qui a lieu tous les 3 ans. En 2022, l’Asie était en tête et la France 23ème. Les groupes de niveaux pourraient servir à remonter le niveau moyen des élèves.
Ces groupes permettraient aux élèves avec des difficultés d’être seulement une quinzaine dans leurs groupes et donc d’être davantage aidés et écoutés par les professeurs, et cela faciliterait la tâche aux AVS et AESH qui ne peuvent pour l’instant aider qu’un ou deux élèves à la fois. D’un autre côté, la réforme pourrait être difficile a mettre en place pour les proviseurs et personnes qui organisent la vie au collège.
En résumé, même si cette décision est controversée, les avis sont divergents. Et vous, qu’en pensez-vous ?
Juliette et Clelia, 5e5
